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Le compteur qui tournait à l’envers : supprimé — voici ce qui l’a remplacé

Le compteur inversé était le mécanisme où votre injection annulait littéralement votre soutirage. En Flandre, il n’existe plus. Ce qui arrive désormais à votre électricité solaire, et pourquoi l’autoconsommation est devenue le cœur du rendement.

Rédigé par Rédaction Omnio17 septembre 20266 min de lecture

Mis à jour le 17 septembre 2026

Panneaux solaires sur un toit au-dessus d’un coteau

Le compteur qui tournait à l’envers est ce mécanisme par lequel votre électricité solaire annulait littéralement votre consommation : ce que vous injectiez faisait reculer le compteur, et en fin d’année vous ne payiez que la différence. Le réseau jouait en pratique le rôle d’une batterie gratuite. En Flandre, ce mécanisme n’existe plus — il a été supprimé, et aucune prime ni aucun autre avantage n’est venu le remplacer.

Précisons-le d’emblée, parce que la Belgique est faite de trois Régions : ce que notre documentation établit porte sur la Flandre. La suppression y explique presque tout ce qui a changé dans le calcul autour du photovoltaïque — pourquoi « remplir le toit » n’est plus un objectif, pourquoi la batterie domestique surgit dans chaque conversation, et pourquoi personne ne peut plus vous donner un temps de retour sans regarder d’abord votre contrat.

Ce qu’était le compteur inversé

Sur un compteur à disque classique, il n’y avait qu’un seul registre. Vous preniez du courant au réseau, le disque avançait ; vous injectiez, il reculait. Le moment ne comptait donc pas : un kilowattheure injecté en juillet à quatorze heures pouvait être « repris » en janvier à dix-neuf heures pour la même valeur. Pour qui avait des panneaux, le système était particulièrement favorable — et c’est exactement pourquoi tant d’anciens exemples de calcul circulent encore en ligne : ils supposent ce compteur, et sont devenus inutilisables.

Ce qui l’a remplacé

Soutirage et injection sont désormais décomptés séparément, chacun avec son registre et son prix. Ce que vous consommez au moment où vos panneaux le produisent, vous ne l’achetez pas : c’est là qu’est votre gain. Le surplus, vous l’injectez, et votre fournisseur le rémunère au tarif d’injection prévu dans votre contrat. Cette rémunération n’est pas un tarif public mais une condition contractuelle : elle diffère donc d’un fournisseur et d’un contrat à l’autre.

Nous n’accolons aucun montant à ce tarif d’injection, ni à aucun autre tarif. Ces chiffres figurent dans votre contrat et dans les fiches tarifaires de votre fournisseur et de votre gestionnaire de réseau, pas dans nos données — et un tarif que nous ne pouvons pas désigner n’a rien à faire sur cette page. Ce que nous pouvons vous dire : c’est le premier chiffre à demander avant d’accepter le calcul de rentabilité de qui que ce soit.

Ce que cela change pour votre rendement

Puisque soutirage et injection ne s’annulent plus, l’autoconsommation est devenue le levier : la part de votre production que vous consommez au moment où elle est produite. Chaque kilowattheure consommé est un kilowattheure que vous n’achetez pas, ce qui vaut généralement plus que de l’injecter. Concrètement : déplacer de la consommation vers la journée, une pompe à chaleur qui tourne aux heures solaires, une recharge dans l’allée, et éventuellement une batterie domestique qui reporte le surplus du jour vers le soir.

Cela signifie aussi que les premiers panneaux de votre toit valent plus que les derniers : les premiers couvrent votre consommation de base, les derniers injectent surtout. Comment déterminer ce nombre est expliqué dans combien de panneaux solaires pour une maison ; la rentabilité d’une batterie est traitée dans panneaux solaires avec batterie.

Une prime est-elle venue en remplacement ?

Non. En Flandre, la prime à l’installation pour le photovoltaïque a été supprimée et le compteur inversé aboli, et Mijn VerbouwPremie — ce régime flamand — ne couvre pas la production d’électricité : le PV ne figure pas parmi les travaux éligibles. Ce que ce régime couvre bel et bien figure dans notre guide des primes belges ; la réponse complète sur les primes pour panneaux solaires, pour les trois Régions, est dans prime panneaux solaires.

Vous avez déjà des panneaux d’avant la bascule ?

Votre situation dépend alors des règles applicables à votre installation et à votre compteur, et nous ne publions ni chiffre ni régime transitoire à ce sujet : nous n’avons pas de source que nous puissions désigner, et une demi-certitude sur la facture de quelqu’un est pire que rien. Posez la question à votre gestionnaire de réseau — il sait quel type de compteur est installé chez vous et comment votre injection est enregistrée — et à votre fournisseur pour le tarif d’injection de votre contrat. Avec ces deux réponses, un installateur peut calculer votre rendement.

Et en Wallonie et à Bruxelles ?

Nous ne publions pas de position sur la manière dont l’injection y est décomptée : ce sont des Régions distinctes, avec leurs propres régulateurs et leurs propres règles, et nous n’avons pas de source mesurée pour cela. Pour les primes, en revanche, la réponse est la même qu’en Flandre : la *Prime Habitation* wallonne n’accorde pas de prime pour les panneaux solaires (mais bien le prêt à taux zéro Renoprêt), et les primes RENOLUTION bruxelloises n’acceptent plus de demandes.

Le compteur qui tourne à l’envers existe-t-il encore ?

Pas en Flandre — le mécanisme a été supprimé. L’injection n’annule plus votre soutirage : les deux sont décomptés séparément, chacun à son prix.

Qu’est-ce qui l’a remplacé ?

Un décompte séparé du soutirage et de l’injection. Ce que vous consommez au moment de la production, vous ne l’achetez pas ; ce que vous injectez est rémunéré au tarif d’injection de votre contrat. Aucune prime ni aucun autre avantage n’est venu en remplacement.

Le photovoltaïque est-il encore rentable sans ce compteur ?

Oui, mais le rendement repose désormais sur votre autoconsommation et sur votre contrat, plus sur le réseau utilisé comme batterie gratuite. Nous ne publions pas de temps de retour en années : votre tarif de fourniture et votre tarif d’injection figurent dans votre contrat, pas dans nos données.

Ai-je besoin d’une batterie domestique maintenant ?

Nécessaire, non ; elle augmente votre autoconsommation en reportant le surplus du jour vers le soir. Sa rentabilité dépend des deux mêmes tarifs et de votre profil de consommation — et elle n’est primée dans aucune des trois Régions belges.

Qu’en est-il de mon ancienne installation ?

Cela dépend de votre compteur et des règles applicables à votre installation. Nous ne publions aucun régime transitoire à ce sujet, faute de source : demandez à votre gestionnaire de réseau quel compteur est installé chez vous, et à votre fournisseur quel tarif d’injection figure dans votre contrat.

Faire recalculer ou étendre votre installation ?

Demandez des devis d’installateurs de votre région, en joignant votre consommation et votre tarif d’injection — quelqu’un calculera avec vos chiffres.

Sources

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